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Créé en 1992, Juris Défi est un réseau pluridisciplinaire qui regroupe des avocats, des notaires et des administrateurs judiciaires répartis sur toute la France.

Une équipe pluridisciplinaire

Présents dans toutes les régions, les membres de Juris Défi ont une grande connaissance des attentes des entreprises de tous secteurs et des particuliers.

Les membres de Juris Défi unissent leurs forces pour développer leurs structures et leurs compétences afin de renforcer la qualité et la pertinence des services apportés à leurs clients.


 

Un atout au quotidien

Tout évolue, de plus en plus vite : le marché, les réglementations, les attentes des clients, les technologies…

La force de Juris Défi est d’assurer une veille pour anticiper et innover afin d’aider les adhérents à s’adapter et à développer de nouveaux avantages concurrentiels.

Un organisme de formation

Juris Défi, Organisme de Formation Continue pour les Avocats et les Notaires.
Plus de 10 séminaires organisés chaque année et compris dans la cotisation pour les adhérents.
Les séminaires se tiennent à Paris, selon un calendrier mis à votre disposition. 

Notre organisme répond aux critères du Décret Qualité du 30 juin 2015 et est « référençable» par les financeurs de la formation professionnelle.

 

 

 

La force du réseau repose sur la diversité des compétences 

 

de ses membres et leurs savoir-faire 

Juris Défi réunit aujourd’hui 46 membres (41 cabinets d’avocats, 4 études notariales, 1 étude d’administrateurs judiciaires), plus de 200 professionnels, et accompagne plus de 25 000 clients.

8ème JDDAY's retour en images
8ème JDDAY's soirée de clôture
    • La crise sanitaire a fragilisé la situation économique de beaucoup d’entreprises, générant des retards de paiement ou des cas d’impayés plus fréquents. Ces situations ont des conséquences plus ou moins graves selon la taille des entreprises créancières, car si les grandes entreprises disposent d’une trésorerie suffisante pour surmonter ces évènements, les TPE, PME et ETI n’ont pas toujours cette capacité financière. Les procédures de recouvrement des créances offrent des recours aux entreprises, quelle que soit leur taille, afin de faire face à ces évènements incontournables au cours de la vie d’une entreprise. Le recouvrement de créances reste cependant un sujet sensible, car il suppose une dépense supplémentaire pour l'entreprise créancière et peut aussi remettre en question la confiance d’un lien commercial. Les retards de paiements et les cas d’impayés répétés peuvent mettre en cause l’avenir d’une entreprise, c'est pourquoi les procédures de recouvrement constituent une aide précieuse pour les entreprises créancières. Qu’est-ce que le recouvrement de créances ? Quelles sont les différentes procédures et comment déclencher ces procédures ? Faisons le point. 1.       Qu’est-ce que le recouvrement de créances ? Le recouvrement de créances désigne la procédure déclenchée par un créancier afin d’obtenir de son débiteur le paiement d’une dette. La créance est une obligation contractuelle prévue entre les parties et peut revêtir différentes formes telles que la réalisation d’une prestation de service, la livraison d’un bien, l’exécution d’un contrat, ou encore une somme due par le débiteur. Selon la nature du partenariat, le créancier peut avoir intérêt à adapter la procédure choisie. En effet, s’il s’agit de relations commerciales de longue date, trouver un accord amiable avec son partenaire semble la meilleure option afin de maintenir de bonnes relations commerciales. Le début du processus de recouvrement de créances doit intervenir le plus tôt possible, c’est-à-dire dans les jours qui suivent l’exigibilité ou de l’échéance inscrite sur la facture. 2.       Le recouvrement de créances par voie amiable Avant d’entamer des procédures judiciaires, il est devenu nécessaire de commencer par une phase amiable afin de maintenir la qualité des relations commerciales et de laisser le bénéfice du doute au débiteur dont les retards de paiement peuvent aussi être dus à un manque d’organisation interne, des retards avec ses propres fournisseurs et autres partenaires commerciaux ou simplement des difficultés de trésorerie temporaires. Relancer le débiteur : la simple lettre de relance La première étape que le créancier doit initier est de relancer son débiteur à compter de la constatation du retard de paiement de sa créance. Peu procédurière, cette étape est un simple écrit par courrier postal ou électronique de la part du créancier, exposant les faits et interrogeant le débiteur sur les délais de paiement envisagés suite au retard de paiement constaté. Sans réponse ou suite à une réponse non suivie d’actes le créancier peut réitérer 1 ou 2 fois sa relance à 15 jours d’intervalle. La relance formelle du débiteur : la mise en demeure Rapidement il convient de passer à la mise en demeure. Il s’agit d’une sommation de payer faite au débiteur qui n'a pas exécuté son obligation à son terme. La mise en demeure est un préalable à toute procédure contentieuse, et entraîne des conséquences juridiques pour le débiteur : intérêts et pénalités de retard (Art. L441-10 code de commerce) délais contractuels...liés à l’obligation non exécutée. La mise en demeure est simple à mettre en place (lettre recommandée avec avis de réception) et est parfois suffisamment contraignante pour faire réagir le débiteur surtout si elle précise, que faute de règlement dans un certain délai (8 ou 15 jours), l’annonce de la saisine des tribunaux. Le recours à la Procédure simplifiée Destinée aux petites structures (TPE, PME, ETI), cette procédure  vise à accélérer les règlements de créances ne dépassant pas les 5000 €, intérêts inclus (articles L125-1 et R125-1 et suivants du code des procédures civiles d’exécution). Le créancier doit saisir un huissier pour qu’il adresse une mise en demeure à son débiteur qui a un mois pour répondre. Si le débiteur répond et reconnait sa dette avec ou non-délai de paiement, l’huissier peut établir un titre exécutoire. Faute de réponse ou en cas de refus, le créancier pourra saisir le Tribunal pour avoir un titre exécutoire. 3.  Le recouvrement des créances par voie judiciaire Lorsque la voie amiable n’est pas possible ou bien qu’elle a été empruntée sans succès, le créancier peut avoir recours à des procédures de recouvrement judiciaires. L'injonction de payer L’injonction de payer est une procédure qui permet au créancier d’obtenir un titre exécutoire, sans débats contradictoires. La loi précise que la créance doit être issue d’un contrat ou d’une obligation telle que des factures, des échéances de loyer, des reconnaissances de dette, des effets de commerce ou des chèques impayés, par exemple. Elle n’est possible qu’à la condition que la créance soit justifiée et certaine , que son montant soit déterminé et que sa date de paiement soit échue . Le créancier remplit un formulaire de requête et l’adresse avec les pièces justificatives de la créance et sa mise en demeure au greffe du tribunal compétent. Le tribunal compétent dépend de la nature, du montant de la créance et du lieu de domicile du débiteur. Lorsque la requête est acceptée, le juge rend une ordonnance portant injonction de payer au débiteur que le créancier doit lui faire signifier par huissier dans les 6 mois. Le juge peut rejeter la demande, s’il estime la créance non suffisamment justifiée ou nécessitant un débat contradictoire. Le créancier doit alors saisir le Tribunal par assignation en justice de son débiteur. Cependant le débiteur peut dans le mois de la signification de l'ordonnance à sa personne, ou du premier acte d’exécution dans les autres modes de signification, faire opposition, sans motiver celle-ci, et alors le créancier devra confirmer au Greffe dans les 15 jours qu’il entend poursuivre la procédure au fond. Faute d’opposition le créancier pourra obtenir du Greffe un titre exécutoire. Le référé-provision La procédure de référé-provision permet au créancier d'obtenir, si sa créance est non sérieusement contestable, rapidement un titre exécutoire pour le règlement de tout ou partie de sa créance. Cette procédure consiste en la délivrance par huissier d’une assignation devant le Président du Tribunal compétent ce qui dépendant de la nature, de la qualité du débiteur, du montant de la créance et de son lieu de domicile. Si la créance est supérieure à 10.000 € le créancier doit être représenté par un avocat. Sinon il peut se défendre seul ou se faire représenter. Le débiteur sera par l’assignation convoqué à l’audience et pourra se défendre dans les mêmes conditions que le créancier. Si le président estime que la créance est en tout ou partie justifiée, il rendra une ordonnance qui après signification sera immédiatement exécutoire. Dans l'hypothèse où la demande est rejetée, le créancier pourra soit faire appel de la décision dans les 15 jours suivant sa signification ou assigner le débiteur en paiement au fond. La procédure au fond Le créancier devra faire délivrer par huissier une assignation par laquelle il informe le débiteur qu’il intente un procès à son encontre. Il s’agit comme le référé d’une procédure contradictoire, car les parties présentent leurs arguments face aux juges qui devront statuer sur l’existence de la dette, son montant et ses frais et accessoires. Les règles de compétence du Tribunal comme les modalités de représentation sont identiques à celles de la procédure de référé, mais la mise en état de l’affaire risque de prendre plusieurs mois.   Parlons-en ensemble !  
    • NOV.
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    • RSE, quels sont les enjeux pour les TPE, PME, ETI ? Aujourd'hui, l’entreprise n’est plus perçue comme un simple agent économique produisant des biens et services, mais bel et bien comme un acteur responsable de ses impacts sur l'environnement et les Hommes. Ces dernières années, un mouvement social exigeant des entreprises la mise en place de bonnes pratiques, respectant l’environnement et les droits de l’Homme, s’est amplifié, faisant émerger la règlementation relative à la Responsabilité sociale des entreprises (RSE). La Commission Européenne définit la RSE comme “l’intégration volontaire par les entreprises de préoccupations sociales et environnementales à leurs activités commerciales et leurs relations avec leurs parties prenantes ”. Bien que la RSE soit principalement mise en place dans les grandes entreprises et les sociétés cotées, elle ne leur est pas réservée et les entreprises de toute taille peuvent s'engager dans une démarche RSE. Les petites entreprises, parmi lesquelles, les PME, les TPE ou les ETI (entreprises de taille intermédiaire), ne se sentent pas toujours concernées par cette règlementation souvent redoutée en raison des contraintes administratives nouvelles à mettre en place. Pourtant, quelle que soit sa taille, une entreprise qui s’engage dans une démarche RSE, investit sur sa pérennité, car elle prend en compte des enjeux sociaux et environnementaux cruciaux pour son avenir. Au-delà des enjeux visés par la RSE, la règlementation impacte positivement la compétitivité des entreprises participant à sa performance globale. Les entreprises de plus petite taille ont donc beaucoup à gagner à mettre en place la RSE. Qu’est-ce que la RSE ? Comment s’engager dans une démarche RSE lorsqu’on est une TPE, PME, ETI ? Faisons le point.   Qu’est-ce que la responsabilité sociale des entreprises (RSE) ? La RSE, Responsabilité Sociétale des Entreprises, désigne les pratiques mises en place par les entreprises pour tenir compte des impacts de leurs activités sur la société et l’environnement tout en assurant leur viabilité économique. Les mesures concrètes mises en place dans le cadre de la RSE concernent divers acteurs tels que les clients, fournisseurs, partenaires commerciaux, salariés internes, etc. La RSE représente “ la contribution des entreprises aux enjeux du développement durable ”. La norme ISO 26000, (standard international) définit la RSE selon 7 problématiques qui doivent être au cœur des préoccupations de l’entreprise responsable : La gouvernance de l’organisation les droits de l’homme les relations et conditions de travail l’environnement la loyauté des pratiques les questions relatives aux consommateurs les communautés et le développement local La mise en place d’une politique RSE au sein d’une entreprise est aussi le moyen de déceler ses faiblesses afin de trouver les solutions pour y faire face.   Quelques exemples de mesures concrètes à mettre en place par les entreprises Bien que la RSE ne soit pas obligatoire, le cadre règlementaire impose certaines actions aux grandes entreprises. Aussi, une obligation de reporting extra financier est imposée aux sociétés cotées en bourse, ainsi qu’aux entreprises, dont le montant net de chiffre d'affaires, ou le total du bilan est supérieur ou égal à 100 millions d'euros ; ou celles dont le nombre moyen de salariés permanents est supérieur ou égal à 500. Ce reporting consiste en la publication d’informations relatives à 3 thématiques : 1.    le social, 2.    l’environnement, 3.    les engagements en faveur du développement durable. ( Loi n° 2001-420 du 15 mai 2001 relative aux nouvelles régulations économiques et Loi n° 2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l'environnement ). Les plus petites entreprises peuvent mettre en place des mesures afin de s'engager dans une démarche RSE même si la loi ne les y contraint pas. Voyons concrètement les mesures qui peuvent être mises en place dans les domaines de : l’environnement, l’éthique et l'économie ou encore le bien-être des salariés. Sur le bien-être des salariés : Parmi les mesures relatives à la RSE, il y a celles qui concernent la qualité de vie des salariés au travail. L’égalité hommes-femmes dans l’entreprise : Différentes lois visent à réduire les inégalités entre les femmes et les hommes dans l’entreprise. Parmi les plus récentes, la loi du 4 août 2014 ( Loi n° 2014-873 du 4 août 2014 pour l'égalité réelle entre les femmes et les hommes ) pour l’égalité réelle entre les hommes et les femmes et la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel ( Loi n° 2018-771 du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel ) qui a mis en place un outil d’évaluation pour mesurer et corriger les différences de rémunération dans les entreprises. Une entreprise respectant la parité ou visant à atteindre cet objectif rapidement prouve son intérêt pour l’égalité entre ses salariés. Veiller à la bonne application du Code du travail : Le droit du travail est une matière fluctuante que beaucoup de chefs d’entreprise peinent à suivre. Suivre l'évolution de cette matière est pourtant primordial afin d’appliquer correctement les règlementations et respecter les droits des salariés en matière notamment de prise de congés, période d’essai, application de la convention collective, règles de santé et sécurité au travail, etc. Mettre en place le télétravail dans l’entreprise La mise en place du télétravail contribue à la qualité de vie au travail des salariés et participe par ailleurs au respect de l’environnement en réduisant les trajets en voiture des salariés. Une mesure qui s'inscrit parfaitement dans une démarche RSE.   Sur les questions environnementales et le développement durable : Faire appel à un fournisseur d'énergie renouvelable : Une mesure facile à mettre en place qui ne représente pas toujours de coûts supplémentaires pour l’entreprise. Réduire sa consommation de papier et mettre en place le recyclage : De plus en plus d'entreprises font le choix de réduire leur consommation de papier dans une démarche écologique et de mettre en place le recyclage. Une mesure qui contribue aussi à réaliser des économies pour l’entreprise.   Sur l’établissement de règles éthiques et économiques : Lutter contre la corruption : Peu importe leur taille, les entreprises ont un intérêt à la fois éthique et stratégique à mettre en œuvre des mesures de lutte anti-corruption afin de démontrer leur intégrité à leurs partenaires commerciaux (voir notre Newsletter d’avril 2020. sur la loi Sapin II et son impact sur les TPE et PME ). Mettre en place des règles pour les achats responsables Les petites entreprises ont aussi intérêt à collaborer avec des fournisseurs responsables en cohérence avec leur démarche RSE.   Les impacts positifs d’une démarche RSE dans les entreprises de toutes tailles Un levier de performance globale de l’entreprise Parmi les impacts positifs d’une démarche RSE de l’entreprise, on note des effets vertueux sur la performance globale de l’entreprise. En effet, la qualité de vie au travail entraîne l’implication naturelle des collaborateurs. Les entreprises sont alors moins sujettes au turn-over ce qui participe grandement à la performance globale d’une entreprise. En outre, une démarche RSE rassure et donne du sens au travail des salariés consolidant leurs valeurs communes au travail. L’autre effet positif de la RSE concerne les recrutements. Les entreprises engagées dans une démarche RSE semblent en effet plus attractives auprès des jeunes diplômés concernés par les problématiques écologiques et éthiques. Un embellisseur de l’image de marque de l’entreprise La mise en place d’une politique RSE donne un véritable avantage concurrentiel aux entreprises, car elle valorise leur image de marque. Elles deviennent attractives auprès de partenaires commerciaux dont les valeurs sont similaires. Un levier de performance financière Enfin, bien qu’elle représente un investissement de départ, la mise en place d’une politique RSE contribue directement à réaliser des économies pour l’entreprise. En effet, l’entreprise peut rapidement limiter ses coûts énergétiques après avoir mis en place certaines mesures écologiques (fournisseur d'énergie renouvelable, recyclage, réduction de consommation de papier, réduction de consommation d’eau, utilisation de véhicules de société électriques/hybrides, etc.).   Parlons-en ensemble ! Textes de référence : https://www.iso.org/fr/home.html la loi Sapin II et son impact sur les TPE et PME Loi n° 2014-873 du 4 août 2014 pour l'égalité réelle entre les femmes et les hommes Loi n° 2018-771 du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel Loi n° 2001-420 du 15 mai 2001 relative aux nouvelles régulations économiques Loi n° 2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l'environnemen t  
    • JUIL.
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    • Recruter un employé :  Quels sont les droits et les obligations des employeurs ? Bien que l’employeur soit libre de choisir son futur collaborateur, il ne peut pas choisir un candidat selon des critères discriminatoires tels que l’âge, le sexe, l’état de santé, l’origine, l’orientation sexuelle, etc. Le recrutement doit en effet avoir pour motivation principale les compétences et le parcours professionnel du candidat c’est pourquoi les pratiques de recrutement qui dépassent le cadre fixé par les dispositions du Code du travail sont sévèrement sanctionnées. Quels sont les droits et les obligations des employeurs lors de la procédure de recrutement ? Le point dans cet article.   La rédaction de l’offre d’emploi par l’employeur : les points de vigilance Plusieurs étapes jalonnent la procédure de recrutement menée par l’employeur. Après la rédaction de l’offre, l'employeur doit sélectionner un CV ; conduire les entretiens ; définir les critères de sélection et les outils utilisés et enfin établir les comptes-rendus d’entretiens afin de transmettre les réponses aux candidats. La rédaction de l’offre est une première étape importante, car l’employeur doit être vigilant à décrire les besoins du poste à pourvoir et ses caractéristiques sans dépasser le cadre légal imposé par le Code du travail. Ainsi, la rédaction de l’offre d’emploi doit notamment respecter les critères suivants : Etre prioritairement rédigées en français (article L. 5331-4 du Code du travail). Mentionner des critères de compétences et de diplôme en accord avec les critères du poste à pourvoir. Mentionner le critère de l'âge à condition que les dispositions légales imposent ce critère pour l’occupation du poste. Certains critères discriminants peuvent être mentionnés par l’offre d’emploi s’ils sont justifiés par les besoins du poste à pourvoir. À titre d’exemple, le critère du sexe du candidat peut être mentionné par l’offre s’il est une condition déterminante du poste à pourvoir tel que l’emploi de mannequin femme pour présenter une collection de vêtements de femmes ou encore l’emploi d’artiste masculin pour un rôle d’homme (article R. 1142-1). De même, les mentions relatives à l’état de santé du salarié ne peuvent être évoquées que si le poste nécessite des aptitudes physiques particulières telles que le port de charges lourdes ou bien les positions debout prolongées (article L. 1132-1 du Code du travail ; article L. 1121-1 du Code du travail).   Les limites du choix de l’employeur face au droit des salariés prioritaires Si l’employeur est libre du choix de son futur collaborateur, il est cependant tenu de vérifier, avant la mise en place d’un plan de recrutement, que certains salariés déjà présents dans l’entreprise ne sont pas prioritaires pour occuper le poste à pourvoir. En effet, le Code du travail prévoit que certains salariés présents dans l’entreprise bénéficient d’une priorité d'embauche dans les hypothèses suivantes : les salariés à temps partiel qui souhaitent occuper ou reprendre un emploi d'une durée au moins égale à 24h ou à un temps complet ; les salariés à temps complet qui souhaitent occuper ou reprendre un emploi à temps partiel dans le même établissement ou l’entreprise. (article L. 3123-3 du Code du travail). En somme, l'employeur ne peut pas procéder à un recrutement externe puisqu'ils bénéficient des compétences en interne.   L'encadrement des méthodes et des techniques de recrutement utilisées par l’employeur. Lors de la mise en place d’une procédure de recrutement, l’employeur ne jouit pas d'une totale liberté dans la mise en place des moyens utilisés. En effet, l’employeur est tenu d’utiliser des méthodes et techniques de recrutement pertinentes c’est-à-dire qui soient en lien direct avec l’appréciation des compétences d’un candidat. Aussi des méthodes de recrutement telles que la graphologie, la numérologie, la morphopsychologie ou encore l’astrologie sont interdites dans le cadre d’une procédure de recrutement. Dans ce sens, l’article L1221-6 du Code du travail précise que : “ les informations demandées, sous quelque forme que ce soit, au candidat à un emploi ne peuvent avoir comme finalité que d'apprécier sa capacité à occuper l'emploi proposé ou ses aptitudes professionnelles. ” Par ailleurs, le candidat à un emploi doit être expressément informé, préalablement à leur mise en œuvre, des méthodes et techniques d'aide au recrutement utilisées à son égard ( article L1221-8 Code du travail).   Le principe de non-discrimination au coeur du recrutement Selon les dispositions de l’article L. 1132-1 du Code du travail : “ aucune personne ne peut être écartée d'une procédure de recrutement (...) en raison de : son origine, son sexe, de ses moeurs, de son orientation ou identité sexuelle, son âge, sa situation de famille ou de sa grossesse, ses caractéristiques génétiques, son appartenance ou de sa non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation ou une race, de ses opinions politiques, de ses activités syndicales ou mutualistes, de ses convictions religieuses, de son apparence physique, de son nom de famille, de son lieu de résidence, son état de santé ou son handicap de sa capacité à s'exprimer dans une langue autre que le français .” La jurisprudence apporte une illustration des situations dans lesquelles une discrimination à l’embauche est caractérisée : Les mentions “ jeune femme 18 à 22 ans - taille maxi 40 - BBR (bleu, blanc, rouge) ” d’une offre d’emploi concernant le profil d’hôtesses recherchées pour une animation-vente de produits caractérisent le délit d’offre d’emploi discriminatoire (Cass. crim. 23-6-2009 n° 07-85.109). La prise en considération par l'employeur de l’état de grossesse d'une femme caractérise une pratique discriminatoire à l’embauche (CJCE 3-2-2000 aff. 207/98, RJS 5/00 n° 602). La prise en considération par l'employeur de l’orientation sexuelle d’un candidat caractérise une pratique discriminatoire à l’embauche (CJUE, 25 avr. 2013, aff. C-81/12). Le refus d’embauche d’un candidat en raison de son nom de famille à consonance étrangère caractérise une pratique discriminatoire à l’embauche (Cass.civile, Chambre sociale, 15 décembre 2011, 10-15.873).   Comment prouver une situation de discrimination à l’embauche ? Le Code du travail fait peser une lourde responsabilité sur le recruteur, car ce sera à lui de prouver que la décision d’embaucher ou non un candidat est justifiée par des éléments objectifs étrangers à toutes mesures discriminatoires. La charge de la preuve incombe donc à l’employeur alors que le candidat a seulement la charge de l’allégation du traitement discriminatoire. Dans ce sens l’article L. 1134-1 du Code du travail précise que : “ En cas de litige (...) le salarié concerné ou le candidat à un recrutement, à un stage ou à une période de formation en entreprise présente des éléments de fait laissant supposer l'existence d'une discrimination directe ou indirecte. Au vu de ces éléments, il incombe à la partie défenderesse de prouver que sa décision est justifiée par des éléments objectifs étrangers à toute discrimination. Le juge forme sa conviction après avoir ordonné, en cas de besoin, toutes les mesures d'instruction qu'il estime utiles.”   Les sanctions de la discrimination à l’embauche Les faits de discrimination à l’embauche sont sévèrement punis par le Code pénal. La discrimination à l’embauche constitue en effet un délit passible d’une amende pouvant aller jusqu’à 45 000 euros et de 3 ans de prison. Le délit de discrimination à l’embauche s’applique également aux personnes morales qui peuvent encourir jusqu’à 225 000 euros d’amende en plus d’une interdiction d’exercer l’activité (article 225-2 Code pénal).     Textes de référence : Cass. crim. 23-6-2009 n° 07-85.109. CJCE 3-2-2000 aff. 207/98, RJS 5/00 n° 602. CJUE, 25 avr. 2013, aff. C-81/12. Cass. civile, sociale, 15 décembre 2011, 10-15.873. article L. 1134-1 du Code du travail article L. 1132-1 du Code du travail article 225-2 Code pénal article L1221-6 du Code du travail article L1221-8 Code du travail article L. 3123-3 du Code du travail article R. 1142-1 du Code du travail
    • MAI
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    • IMPÔTS 2021 : Comment faire sa déclaration de revenus ?   Depuis le 8 avril 2021, vous avez la possibilité de faire votre déclaration des revenus de 2020. Malgré la mise en place du prélèvement à la source, la déclaration de revenus en ligne est obligatoire, mais si vous ne parvenez pas à la faire, vous pouvez opter pour le format papier.   Quand effectuer votre déclaration ?   Les dates limites de déclaration en ligne sont fixées selon votre département : 26 mai 2021 : départements 01 à 19 et non-résidents 1 er juin 2021 : départements 20 à 54 8 juin 2021 : départements 55 à 976.   La date limite de déclaration papier est fixée au 20 mai 2021.   Pour être certain de bien effectuer votre déclaration, demandez conseil à un professionnel du droit fiscal.
    • AVR.
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    • Acheter un fonds de commerce :  ce qu’il faut savoir   Commencer une activité commerciale peut prendre différentes formes dont celle de l’achat d’un fonds de commerce. Cette opération permet en effet de créer une entreprise en reprenant une activité déjà existante. L’achat d’un fonds de commerce se distingue de l’achat d’une société puisque c’est une opération ayant pour effets de transmettre uniquement un actif qui est le fonds de commerce sans transmission du passif et des dettes. Le fonds de commerce se compose cependant de plusieurs éléments qui seront repris par l'acquéreur. En l’absence de définition légale, le fonds de commerce a été défini par la jurisprudence comme : “ L’ensemble d’éléments mobiliers corporels et incorporels, constitué en vue d’attirer une clientèle ” Qu’est-ce qu’un fonds de commerce et quelles sont les étapes à suivre pour l’achat d’un fonds de commerce ? Faisons le point.   Qu’est-ce qu’un fonds de commerce ? Le fonds de commerce désigne l’ensemble des biens mobiliers qui sont affectés à l’exercice de l’activité commerciale. Dans ce sens, les articles L.141-2 et suivants du code de commerce précisent les critères du fonds de commerce qui est composé d’éléments de différentes natures ; des éléments dits incorporels et des éléments corporels . Sur les éléments incorporels du fonds de commerce : Les éléments incorporels concernent : la clientèle, le nom commercial, l’enseigne, le droit au bail (article L 145-16 du Code de commerce), les marques, les brevets, les licences et autorisations administratives nécessaires à l’exercice de l’activité. En outre, certains éléments sont indissociables du fonds de commerce, car ils protègent les droits de tiers et font donc partie intégrante de la cession d’un fonds de commerce. Ainsi, les salariés d’une entreprise ainsi que leur contrat de travail sont transmis lors de la cession (article L. 1224-1 du Code du travail). De même, les contrats d’assurance (article L. 121-10 du Code des assurances) et le droit de bail (article L 145-16 du Code de commerce) soumis au statut des baux commerciaux sont repris par l'acquéreur (article L 142-2 code de commerce). Sur les éléments corporels du fonds de commerce : Les éléments corporels concernent : Les meubles, les outils, les machines, les marchandises (stock) etc. L’exclusion de certains éléments du fonds de commerce L'acquéreur ne reprend pas certains éléments à la cession du fonds de commerce. Ainsi, le fonds de commerce n’inclut pas : la propriété des murs commerciaux, les dettes du cédant, les créances nées à l'occasion de l'exploitation du fonds de commerce et dues au cédant, les contrats, comme par exemple le contrat de gérance de débit de tabac et les contrats de location, car ils sont « intuitu personnae », c’est-à-dire consenti au cédant et non transmissible. le droit de terrasse. Relevons enfin, que les documents comptables ne sont pas transmis avec le fonds de commerce, mais  le vendeur est tenu de mettre à la disposition de l'acquéreur,  tous les livres de comptabilité qu'il a tenus durant les trois exercices comptables précédant celui de la vente (article L141-2 code de commerce).   Comment évaluer un fonds de commerce ? Une fois identifié, le fonds de commerce doit faire l’objet d’une évaluation. Il s’agit là d’une étape importante pour les parties, c’est pourquoi elle est généralement réalisée avec l'accompagnement d’un professionnel (avocat, notaire, expert-comptable…). La valeur du fonds de commerce est estimée selon plusieurs indicateurs : le chiffre d’affaires et les bénéfices réalisés antérieurement ; les conditions du droit au bail et, notamment, le loyer ; la concurrence existante sur le marché ; la situation géographique et l’emplacement; la fréquentation. D’autres critères peuvent également être pris en compte afin d’évaluer au plus juste le prix du fonds de commerce selon le secteur d’activité. C’est au terme d’un accord trouvé entre les parties qu’une promesse de cession de fonds de commerce ou un protocole d’accord est rédigé. Ces documents récapitulent les principaux éléments de la négociation.   Quelles sont les formalités obligatoires ? L’achat du fonds de commerce doit respecter un certain nombre de formalités préalables : certaines sont inhérentes à tous contrats, d’autres sont spécifiques à la nature du fonds de commerce. Deux d’entre elles sont souvent méconnues parce qu’imposées par des lois assez récentes. L’information préalable des salariés Lorsque la cession concerne une entreprise comportant jusqu’à 249 salariés, le cédant doit obligatoirement informer les salariés de la vente du fonds de commerce, au plus tard 2 mois avant la conclusion du contrat de vente. L'information des salariés peut être réalisée par tous moyens permettant de notifier la date de réception de l’information (article 141-25 code de commerce). Le cas des fonds de commerce appartenant à un périmètre de sauvegarde des commerces et de l’artisanat de proximité Si le fonds de commerce est situé dans un périmètre de sauvegarde des commerces et de l’artisanat de proximité, la commune peut détenir un droit prioritaire d'achat du fonds de commerce afin de le rétrocéder à un commerçant ou un artisan. Il s’agit du droit de préemption de la commune (article L214-1 Code de l’urbanisme). Le cédant doit dans ce cas informer la mairie par le biais du formulaire CERFA 13644*02. Le maire dispose d'un délai de 2 mois pour exercer le droit de préemption au profit de la commune.   Parlons-en ensemble !     Textes de référence :  articles L.141-2 et suivants du code de commerce -  article L 142-2 code de commerce -  article 141-25 code de commerce -  article L214-1 code de l’urbanisme -  article L. 1224-1 du Code du travail -  article L. 121-10 du code des assurances    
    • AVR.
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